Introduction

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Toi, lecteur et bloggeur, tu vas commencer mon premier roman-blog. Il s'agit de l'histoire d'une jeune fille, Zahl, mais tu le sais grace à cette fabuleuse colone de gauche.
Ne soit pas trop dur avec tes commentaires mais soit juste. Si cela ne te plais pas, dis-le ouvertement. Si tu trouves que mes phrases manquent de style, dis-le ouvertement. Si tu trouves que tu peux mieux faire, dis-le ouvertement. Mais ne me dis jamais "oua ton blog il est trop bien j'adore ce que tu fais, continue !" si tu ne le penses pas.
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~~Sommaire~~

Page 1 :
-Introduction
-Début de journée
-Une journée ensoleillée nuageuse (partie 1)
-Une journée ensoleillée nuageuse (partie 2)
-Une journée ensoleillée nuageuse (partie 3)

Page 2 :
-Une journée ensoleillée nuageuse (partie 4)
-Fin de journée
-Week-end
-Retrouvailles ... ?
-Prologue

Page 3 :
-Vive le cinéma
-Vacances mouvementées -1-Préparations
-Vacances mouvementées -2-Séjour
-Vacances mouvementées -3-Fin du séjour
Introduction

# Posté le mercredi 02 mai 2007 16:15

Modifié le mardi 11 novembre 2008 18:18

Début de journée

Je suis dans ses bras, nous dansons un slow au dessus des nuages. Le bruit s'amplifie, je me noie dans ses yeux. Il commence une phrase mais le bruit m'empèche d'entendre sa douce et lodieuse voix, avec son si joli accent. Le bruit, toujours le bruit, de plus en plus fort. Le réveil ! Il est 5h30, l'heure que je me ve pour aller au lycée.
Je m'appelle Zahl Verliebt. Je sais, c'est un nom très bisarre, d'autant qu'en français il veut dire le "numéro amoureux". Drôle de nom pour une fille mais je ne l'ai pas choisit, mes parents l'ont fait pour moi.
Que dire de moi ? Hum ... Beaucoup de choses ... J'ai 17 ans depuis quelques jours, et, malg mon nom, je suis célibataire. Il faut dire que je n'arrive pas à garder un garçon plus de quelques jours avec moi. Je ne vous ferais pas l'historique de mes amours passagers, il y en a eu tellement ... Certains que j'aimais sincèrement, je crois, d'autres un peu moins. Il y en a avec qui je suis sortie, d'autres avec qui je n'ai pas osé sortir. Bref, ma vie sentimentale a été ts bouleversée. Heureusement pour moi, après chaque coup dur, chaque largage, que ce soit moi ou lui qui ai largué l'autre, j'avais toujours ma meilleure amie à mes tés. Elle a su me soutenir tout le temps.
A cause de mes nombreuses amourettes, je me suis fait la réputation d'un véritable coeur d'artichaud auprès des filles de ma classe. Ce n'est quand même pas ma faute si les garçons ont autant de charme !
Je suis actuellement sous la douche et je pense à mon dernier amour, qui m'a laissé avec un trou béant dans la poitrine.
-Za
hl ! Dépèche-toi il n'y a pas que toi dans la maison qui doit prendre sa douche !
C
'est ma mère. Elle me rappelle que je ne suis ni fille unique, ni chez moi. Oui, c'est quelque chose que j'ai oublié de préciser.
J'
ai un grand frère, Umweg (détour en français), surnomé Weg, qui a 19 ans, habite dans un loft du côté de Lyon et a une petite amie, Célia qu'il aime à la folie. D'ailleurs il ferait n'importe quoi pour elle, sauf peut-être arrêter ses études de physique. Malheureusement pour moi, j'ai aussi une petite soeur, Lilas. C'est la seule qui a plus ou moins échappé au destin tragique de nos nom respectif : depuis la nuit des temps, dans la famille de mon père, nous portons des noms qui sont en fait des noms communs allemands, en référence à notre nom de famille qui est un nom commun allemand. Ainsi mon nom complet devient très vite le "numéro amoureux", mon frère le "détour amoureux" et ma soeur le "lilas amoureux" mais je dit qu'elle échappe à la règle car le prénom Lilas existe.
Lilas a 9 ans. C'est à cet âge qu'elles sont le plus embêtantes je crois. Une fois je l'ai surprise à fouiller dans ma trousse de maquillage pour trouver du gloss et du fond de teint. Franchement, à neuf ans, elle n'en a pas besoin !
M
a mère tambourine à la porte ... Il faudrait mieux que j'arrête de laisser mon esprit vagabonder et que je sorte de la douche pour laisser la place à Lilas ...


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# Posté le mercredi 02 mai 2007 17:52

Modifié le vendredi 01 juin 2007 18:44

Une journée ensoleillée nuageuse (partie 1)

Une journée ensoleillée nuageuse (partie 1)
Je sors de chez moi. Le froid nétrant me fait frissonner. Un coup d'oeil à ma montre m'apprend que je suis en retard. Non pas en retard pour arriver à l'heure au lycée, mais en retard pour voir le nouvel élu de mon coeur. Je cours dans la rue. Le vent soulève mes cheveux. J'aime bien quand il y a du vent. Zut ! Loupé ! Il vient de traverser la rue, et jà il s'éloigne à grandes enjames d'une démarche élégante. Pourquoi ne suis-je pas arrivée 30 secondes plus tôt ?
-Zahl !
On m'appelle ! Et si c'était lui qui était revenu sur ses pas pour me dire bonjour ? Je me retourne.
-Oh ... Salut Charlène ...
Charlène, c'est ma meilleure amie. Je lui confie presque tout et on a plein de choses en commun. Elle arrive toujours en avance au lycée. Il faudra que je pense à lui demander comment elle fait ça ...
-Toi, me dit-elle, tu as encore loupé Mathias.
A l'entente de son nom, mon coeur tressaillit et la grande blessure laissée par son précédant locataire se réouvre.
-On peut vraiment rien te cacher ..., je fais déptitée.
C'est vraiment le seul problème avec elle : je ne peux rien lui cacher. Des fois c'est bien pratique, je n'ai rien besoin de dire, un regard et elle a compris. Ensuite elle agit en conséquences de ce que je veux. Mais il y a des moments où ça me gène. Des fois, j'aimerai bien avoir un peu d'intimité. J'ai l'impression que ses grands yeux bleus transpèrcent mon crâne et lisent mes pensées.
Nous marchons quelque peu pour nous retrouver devant les grilles de notre cher lycée. Ensuite, vient le rituel récapitulatif du jour, mené par Maître Charlène :
-Alors aujourd'hui, géo, contrôle de maths, puis deux heures de SVT.
-Elle va encore nous faire chier ...

Dans cette conversation, elle c'est notre professeur de SVT, Mme Jolibert. Elle nous rabâche toujours lesmes trucs : "je n'ai jamais vu de classe aussi nulle que la votre !", "ce n'est pas comme ça que vous aurrez votre bac !" et autres "vous n'avez rien a faire en S !"
-Encore un programme très réjouissant pour cette fabuleuse journée !
Je rigole. Elle conclut toujours son récapitulatif par une phrase qui a le don de me mettre de bonne humeur.
Les gens du lycée arrivent petit à petit. Ils s'arrêtent de marcher quelques temps pour parler avant l'ouverture des grilles et le début des cours, ou de la torture pour certains. Moi par contre, je ne peux empêcher cette douleur d'affecter mon moral. C'est d'ailleur quelque chose que je remarque maintenant que j'y repense : le soleil brille bien qu'il fasse quelque peu froid à cause du vent, et pourtant la matinée me parrait très terne. Des copines à moi sont arrivées. Je leur dit bonjour sans même y penser, car ma pensée est tout à ce charmant jeune homme. Je revois dans ma tête samarche, ses cheveux volants dans la brise légère et lui, s'éloignant de moi. Je suis tellement plongée dans mes pensées que je ne remarque même pas que Charlène me dévisage. La sonnerie retentit. Tout le troupeau se dirige en direction des grilles. Charlène laisse passer nos amies communes et me retient un peu en arrière pour pouvoir parler tranquillement :
-Je sais à qui tu penses et je te dis que si tu continue comme ça tu ne vas plus avoir de vie sociale en dehors de lui !
-Mais qu'est-ce qui te fais penser ça ?
-Toute à l'heure Dom a lâché une info concernant le contrôle de maths et tu n'as même pas cillé !
-Ah ... Je ... Je n'écoutais pas ...
-Ben ça je l'ai bien vu ! Bon, redescend sur terre maintenant je te rappelle que tu dois prendre les leçons en géo pour Andry.

Pour que tout le monde comprenne, Dom, c'est le diminutif de Dominique est c'est une très bonne copine de Charlène, qui a le même prof de maths que nous et qui a fait le contrôle hier. Quand à Andry, ce n'est pas mon petit copain (je suis célibataire, souvennez-vous !), mais juste mon voisin qui a un gros problème de coeur. Pas le genre de problème de couples qui vous laissent pantois sur le bord du divan non. Andry souffre d'une insufisance cardiaque. Il a été inscrit au début de l'année dans notre classe et a assisté à une semaine de cours avant que son état n'empire. Comme on s'était tous pris d'affection pour lui, on s'est dit que s'il ne pouvait pas assister aux cours, les cours viendrait à lui. on a alors choisit ceux et celles qui prenaient le mieux les notes et/ou ceux et celles qui avaient les meilleures notes pour pouvoir bien lui expliquer les cours. J'ai été choisie pour l'histoire géo parce que j'ai une bonne mémoire et je prends bien les notes. Donc je peux lui donner mes notes et lui redonner les anecdotes que le prof nous racconte pour illustrer ses cours. Charlène a été choisie en physique chimie parce que c'est elle qui a les deuxièmes meilleurs résultats dans cette matière. Le premier, dans toutes les matières d'ailleurs, c'est Dany, diminutif de Daniel, mais que beaucoup de personnes appellent Stargate, en référence au très intelligent docteur Daniel Jackson. C'est d'ailleur lui qui prends les leçons pour Andry en maths et en SVT. Et comme ça faisait beaucoup, c'est pour cela qu'on a choisit Charlène pour la physique.
Nous voici arrivées devant la salle de cours. C'est marrant comme presque tout le monde a son cahier de maths ouvert à la page de la leçon d'hier. Le prof arrive, nous rentrons, et la moitié d'entre nous s'endort dans les trentes minutes suivantes.
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# Posté le samedi 05 mai 2007 14:47

Modifié le samedi 05 mai 2007 18:19

Une journée ensoleilée nuageuse (partie 2)

-Ah ! Ca fait du bien de bouger un peu après ces deux heures de dodo ...
Charlène me parle mais je n'écoute pas trop. Il faut dire qu'il est midi, mon estomac gargouille à en faire trembler les montagnes, et en plus je sais qu'il mange à la cantine à midi. Autant de raisons pour se dépècher d'aller dans la file d'attente !
-Ohé Zahl tu m'écoutes ?
-Hein ? euh ... oui oui !
-Alors je disais quoi ?
-Euh ...
-Pfff ... Arrête un peu de penser à lui ou alors jette-toi à l'eau mais choisit à la fin ! Tu ne vas pas rester tout le temps dans cet état de zombie à penser à lui sans qu'il ne sache jamais rien quand même !

Je baisse la tête. Bien sûr, elle a raison. Il faut que je me jette à l'eau et qu'il remarque au moins qu'il me plait bien. Il faudrait aussi que je pense à converser avec lui un peu plus souvent et que j'arrête de regarder mes chaussures quand il me parle.
-Bon, reprend-elle, je parie que tu manges à la cantine aujourd'hui. Tu es sûre de ne pas vouloir aller au Mac Do avec Dom et Carl ?
Petite précision : Carl c'est le petit copain de Dom. D'aps ce que je comprends, Dom a invi Charlène à venir manger avec eux mais Charlène n'a pas envie de tenir la chandelle toute seule donc elle m'invite pour que je lui tienne compagnie ... Sympathique ...
-Oui,dis-je. Je vais à la cantine, comme tous les jours. Mais tu peux venir si tu veux !
-Bon ben d'accord alors. Je viens avec toi. Mais t'a intérêt à ce que le menu soit bon aujourd'hui !

, c'est un sous-entendu qu'elle fait. Si je décode bien, elle veut dire que j'ai intét à soit faire la conversation avec elle et ne plus penser à Mathias, soit aller carrément déclarer ma flamme à l'élu de mon coeur.
-Mais oui, fis-je avec un sourire, ne t'en fais pas. Aujourd'hui à la cantine, c'est purée-jambon.
-Tu as très bien compris ce que je voulais dire ...
-Compris quoi ? Il y avait quelque chose à comprendre à part le vrai sens de la phrase ?

Elle ne réplique pas, elle n'en a pas le temps. Un gars de notre classe accourt vers nous. Il s'appelle Xavier et a un faible pour Charlène. Il commence à nous parler, ou plus précisément, à faire la conversation à mon amie, tout en me tenant judicieusement à l'écart et en me rendant invisible à ses yeux. Tant mieux ! Je vais pouvoir penser à Mathias tant que je veux avec ce pot de colle pour occuper Charlène. D'ailleurs, en parlant du loup, le voilà justement qui arrive en courant. Il va rejoindre des amis à lui qui se trouvent un peu avant nous dans la file. Quand il court, il est si ... irrésistible ! Il se retourne, me remarque, et m'adresse un timide signe de la main que je m'empresse de lui rendre. Ca y est, je suis toute rouge ! Je sors un cahier de mon sac et fais semblant de réviser pour cacher mon visage en attendant que ça passe. Bien évidemment, malgré Monsieur Pot de Colle, Miss Charlène-oeil-de-faucon n'a rien loupé de ce bref échange. En prenant bien soin que Xavier n'entende rien, elle me glisse dans l'oreille :
-Je suis sûre qu'il est dingue de toi alors ça vaut le coup que tu tentes ta chance non ?
Je ne répond pas. Je suis trop occue à essayer de contler les battements de mon coeur redevenus irréguliers à la vue de son regard. La file d'attente avance assez vite malg tout et nous voici déjà devant les portes de la cantine. L'interieur est très bruyant, comme d'habitude, et je n'entends même pas le petit "bip" indiquant que ma carte est valide et que je peux passer à ltape suivante, c'est-dire, la prise du plateau, muni de sa garnison de couverts, serviettes, entes, desserts, et autres plats chauds.
-Regarde, me chuchote Charlène, on dirait qu'il t'a attendu ... C'est bon signe !
En effet, au bout de la file, un assez grand jeune homme blond aux yeux bleus, semble chercher quelqu'un des yeux dans la foule d'élèves au ventre gargouillant et aux plateaux chargés.
-Pfff, je réponds, c'est pas moi qu'il attend à tous les coups.
Je quitte la file, les yeux rivés sur mon plateau afin de ne rien faire tomber, lorsque j'entends :
-Eh ! Zahl !
Je lève les yeux et faillis avoir une crise cardiaque. Mathias me regarde de ses beaux yeux bleux. C'est lui qui m'a appee. Il continue de parler, de sa douce voix mélodieuse et de son si joli accent :
-Euh ... Ca te dirai de venir manger avec moi ?
Je me sens tomber. Heureusement, Super-Charlène arrive derrre moi et me donne un petit coup de coude pour que je me ressaisisse. Je me retourne et elle me lance un regard qui veut dire : "vas-y, je sais que t'en meurs d'envie, fait pas attendre le monsieur, et t'inquiète pas pour le pot de colle, je me débrouillerai".
-Euh ... Zahl ...
C'est lui qui me parle ! Je lui fais face et le regarde dans les yeux cette fois.
-Si ... euh ... si ça te dérange de venir avec moi ... c'est pas grave tu sais ...
-Euh ... oui ! Je veux dire non ! Enfin ... Euh ... Je veux bien aller manger avec toi !
-Ah ! fait-il soulagé. Euh ... Tu veux bien qu'on aille dans la salle 1, la 2 a l'air pleine.
-Pas de problèmes.

La salle 1, c'est la plus petite salle de la cantine. Je le suis le long des tables et il choisit deux places l'une en face de l'autre tout au fond de la salle.
Nous com
mençons à manger en silence. La salle se remplit quelque peu mais beaucoup moins que d'habitude. J'ai l'impression que Charlène a placardé un panneau à l'entrée indicant "attention, ne pas rentrer dans cette salle car il n'y a qu'une seule table qui n'est pas réservée : congrès sur les amoureux" ou quelque chose du même genre. Elle en serait capable en plus. J'ai fini de manger avant lui et je le regarde. Il porte des lunettes, je le savais déjà, mais quand il me regarde par dessus ses verres, je vois encore mieux ses beaux yeux bleus. Consciemment ou pas, je laisse ma main posée sur le bord gauche de mon plateau, assez près du sien pour qu'il remarque que je l'ai fait exprès mais asez rapproché du mien pour que ça puisse avoir l'air naturel. Il a fini de manger. Il regarde un peu les gens qui arrivent dans la salle puis prend son verre tout en frôlant ma main. Ce bref contact, si toute fois on peut appeler ça comme cela, me donne des frissons.
-Tu as froid ?
-Non, non, c'est juste que la porte fait des courants d'air ...
-Tiens, prends ma veste.

Il se ve, passe de mon de la table et m'emmitoufle dans son beau blouson noir. Sans le faire exprès, il m'effleure les mains. Je lui prends les siennes, reve les yeux vers lui, il penche quelque peu la tête en avant, semble siter.
-Mathias !
Il relève la tête. Ce sont ses copains qui l'ont appelé. Je les maudis d'avoir interrompus cet instant magique où j'étais à quelques centimètres de l'élu de mon coeur.
-On a fini de manger. On va faire un tour. Tu viens ?
-Non désolé je n'ai pas trop envie.
-On se rejoint devant la salle alors ?
-Oui, répond Mathias. A tout à l'heure !

Il est repassé de l'autre côde la table et regarde ailleurs pour que je ne voie pas son trouble. Il pose ses mains sur la table. Je respire un grand coup et me jette à l'eau. Je plonge mon regard dans le sien et lui prends sa main. Il semble quelque peu surpris puis me prend lui aussi la mienne. Mon coeur bat tellement fort que je suis sûre qu'il l'entend. Il sourit, de son sourire si ravageur, et je ne peux rien faire d'autre que de lui sourire à mon tour.
-Ca te dirais de sortir un peu ? Il fait beau dehors et il n'est qu'une heure moins le quart.
-D'accord !

Depuis le temps que j'attendais ça je ne pouvais pas refuser ! Une balade romantique avec mon amoureux ... Que demander de plus ?
I
l lache ma main et je fais de même. Il se lève.
-Attends ! Ton manteau !
-Garde le pour le moment.

Il prend son plateau et attend que je me sois lee et que j'aie pris mon plateau à mon tour pour pouvoir y aller. Nous débarrassons nos deux plateaux et sortons dans le soleil du mois d'avril. Presque instinctivement, nos deux mains se rejoignent.
-On va faire un tour ? me propose-t-il avec son irrésistible sourire et son petit accent si craquant.
-Oui.
Cette fois encore, je le regarde dans les yeux. Nous marchons un peu, sortons de l'enceinte du lycée et, à l'abris des feuilles d'un vieux platane, il s'arrête, me regarde, prends mon visage dans sa main libre, et m'embrasse.



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# Posté le mercredi 09 mai 2007 10:18

Modifié le vendredi 01 juin 2007 19:05

Une journée ensoleillée nuageuse (partie 3)

Une journée ensoleillée nuageuse (partie 3)
-Et ben dis donc t'en as de la chance !
On est en cours de français et Charlène commente mon midi après que je le lui ai raconté.
-Mais c'est pas un peu rapide tout ça ? demande Charlène. Parce que ... enfin je sais pas ... C'est quand même la première fois que vous déjeunez ensemble et déjà, il t'embrasse.
-Je suis d'accord c'était un peu rapide mais depuis le début de l'année on s'échange des petits signes et tout alors je pense que c'est normal quand même non ?
-Je suis pas sûre ...
-Ets-ce que je dérange les deux pipelettes au fond ?

Oups ! On vient de se faire caler par le prof. Mais Super-Charlène n'a pas dit son dernier mot :
-Non monsieur, pas du tout. Mais on était justement en train de débattre à propos de votre cours. En effet, Zahl soutient que, si Rousseau a écrit 48 fois "je" dans cet extrait, vous pouvez vérifier, on a compté, c'est parce que c'est justement son autobiographie et donc qu'il est normal qu'il parle de lui. Quant à moi, mon avis est tout autre. Effectivement, je pense que le fait que Rousseau ait utilisé autant de fois la première personne, c'est parce qu'il est égocentrique et imbus de sa personne. Cela nous est d'ailleurs démontré un peu plus loin lorsqu'il opère une gradation croissante et se place à la fin de cette gradation, même après dieu. Et vous monsieur ? Quel est votre avis sur la question ?
C'est encore quelque chose que j'aime bien chez Charne. Elle a un grand sens de la répartie et peut se sortir de n'importe quelle situation. Mais pour cette tirade, toute la classe en est rese bouche bée. Le prof ne sait plus quoi dire puisque Charlène vient de résumer exactement ce qu'il avait mis une bone dizaine de minutes à essayer d'inculquer à des lycéens comateux, en y ajoutant des figures de style et des pistes inexplorées.
-Et bien, Charlène, sur cette question, mon point de vue n'a pas d'importance, voyez-vous. Mais ce que vous venez de dire m'intrigue. Continuez à expliquer ce texte je vous prie.
Aïe, la parade infaillible ! Demander à un élève de continuer le cours à la place du prof. C'est le truc qui permet au prof en question de clouer le bec une bonne fois pour toute à cette petite impertinante qui perturbe le cours et se croit capable de faire le travail d'un professeur agréé de fraais. Mais, telle une hérne masqe, Zorro-Charlène se sort encore une fois de cette situation avec brio !
-Si vous insistez ... Alors ... Pour commencer, cette phrase de Rousseau à la ligne 2, montre bien que ...
En regardant la classe je m'apperçois que tous les élèves ont le sourire auxvres. Je regarde le professeur et souris à mon tour. Effectivement, voir M. Roseaux regarder, ébahit, une élève débiter son cours et réussir ainsi à capter l'attention de ses condisciples, a de quoi faire rire.
L
a sonnerie retentit enfin et Chrono-Charlène, termine son exposé sur le texte de Rousseau, largement dans les temps, son dernier mot se calant sur le gros "driiiiiing" habituel qui sonne la fin de l'heure. Malheureusement, monsieur le-prof-de-français-qui-reçoit-des-leçons-de-la-part-d'une-pipelette-arrogante-et-qui-n'a-pas-l'intention-de-se-laisser-faire se vange comme il peut en demandant à toute la classe de mettre tout ce que Charlène a dit par écrit pour le prochain cours.
-C'est pas tout ça mais j'ai soif moi maintenant.
-Pas étonnant ! T'as parlé presque toute l'heure ! Mais maintenant on va devoir aller en maths alors on verra après, à la récrée.

Mauvaise nouvelle pour les élèves : M. Sopalin, notre prof de maths, nous accueille bras ouverts avec un contle surprise d'une heure. Les têtes se baissent à l'ente en classe, signe que personne, mis à part Danny, n'a appris sa lon. On s'assoit, sort ses affaires, retourne les copies, et se prépare pour une heure d'écriture et de réflexion.
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# Posté le vendredi 11 mai 2007 19:21